21/05/2018

Saison 2.23 : La mort des magasins

achat-ligne.jpgLes grandes librairies même de villes de bonne importance ferment, pourtant quand j’y habitais ou même quand partie sous des cieux plus agricoles, j’allais y refaire un tour pour revoir du monde, de l’ambiance, flâner, magasiner*, jamais je ne ratais un passage dans une librairie au moins, oui même la FNAC car il y a musique, photo et PC, tout ce qui m’intéresse.

Les magasins de fringues me laissent aussi froide qu’une vieille fille lassée d’essayer de séduire, les pâtisseries totalement indifférente à cette profusion d’écœurantes calories sucrées, par contre les boucheries dont les effluves me rappellent l’atelier de mon grand-père et les poissonneries l’odeur marine ravivant les moments délicieux passés à la mer, me stoppent d’office devant leur étal.
Quant aux boutiques de déco, de brocanteur et d’antiquaire, elles me provoquent un arrêt voire une visite potentielle totalement irrésistible comme toute papeterie, commerce de fournitures artistiques et évidemment librairie.

Quasi que je n’irais en ville que pour ça.

Et les verres en terrasse.

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27/03/2018

Saison 2.19 : Hello Bouffe !

soupe-hello-fresh.JPGQuand ton mari a une initiative, tu ne peux pas refuser, déjà, c’est rare.
En plus, vu ta menace de ne plus jamais cuisiner dès sa pension*, arguant que c’est chacun son tour (encore faut-il qu’il vive très vieux pour équivaloir mes 35 années d’abnégation aux fourneaux), il a réagi et accepté de suivre un cours de cuisine, il est temps de faire profil bas voire admiratif devant tant d’investissement !

D’autant qu’il s’avère élève béotien enthousiaste dans l’apprentissage de la cuisine gastronomique, goût initié très jeune, mais côté client, par son père au travers d’épopées familiales orgiaques dans toutes les étoiles de France mais modérément pratiquées à domicile. 0ui, je peux être fielleuse.

Bon mangeur et en plus de type « je peux manger ce que je veux, je ne grossis jamais », le salaud, depuis septembre, il s’amuse donc consciencieusement tous les mercredis à cuisiner en bonne compagnie et m’apprend, non sans ostentation et fierté, termes et procédures moi qui suis une one self woman question culinaire et fonctionne au radar, à l’intuition et au goût.

Chacun sa méthode.

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12/11/2017

Saison 2.3 : C'est cadeau !

Livre-3.jpgOn prétend toujours qu’il est plus agréable d’offrir que de recevoir, tout dépend de la réaction de l’heureux bénéficiaire. Nous sommes éduqués à nous extasier ou au moins à faire preuve d’un enthousiasme poli. Bien entendu, les cadeaux, aussi pourris soient-ils, de nos jeunes enfants crèvent le plafond de l’objectivité acceptable dont tout parent peut être capable, du collier de pâtes à la main imprimée dans du plâtre en passant par des gravures ou habillages de planche à tartiner, notre capacité de résistance à l’hypocrisie est mise à rude épreuve.

Ce n’est pas un bon exemple de mentir.

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27/09/2017

Semaine S-3 : Clic-clac Kodak !

photo-ludwig.jpgDans ce fabuleux grenier familial, il y avait cette grosse boîte en bois dont il fallait trouver le système d’ouverture et l’utilité. Le couvercle s’abaissait, et on pouvait déplier sur des rails un soufflet terminé par un cylindre en cuivre muni d’une espèce de loupe.
- C’est un vieil appareil photographique, me dit mon père en sortant d’un tiroir un modèle beaucoup plus petit à soufflet lui aussi, de structure et mécanisme métalliques dont j’adorais manipuler les molettes, leviers, charnières et bagues.

J’ai vite compris qu’une passion animait mes aïeuls, à cette époque, mon père nous photographiait avec un appareil type Rolleiflex, cet étrange objet qu’on ouvrait par le haut, qu’il tenait quasiment sur le ventre regardant l’image inversée projetée par le jeu des lentilles. J’aimais beaucoup faire claquer les volets protecteurs, regarder tout ce monde comiquement à l’envers autour de moi et jouer avec son flash, espèce de parabole à déployer en éventail.

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07/08/2017

Semaine S-10 : On ne sait jamais ...

sculpture.jpgMes grands-parents ayant vécu deux guerres, l’économie et la récupération étaient une seconde nature tenant également de la bonne gestion d’un ménage en ce début de XXème siècle.
Mamy ne jetait rien, si les restes comestibles n’étaient pas ré-accommodables en mets acceptable, les poules et les oies s’en chargeaient, les vêtements fatigués étaient retaillés ou transformés en loques* si trop usés, même les pulls pouvaient être détricotés pour réutilisation, j’adorais voir les mailles se défaire, retendre le fil bouclé et refaire des pelotes dans une action destructive potentiellement constructive, pour une fois qu’on pouvait !

Les élastiques avaient leur boîte, les papiers d’emballages de chocolat en aluminium étaient soigneusement défroissés du doigt, ça aussi amusant, pliés et empilés dans un tiroir, les journaux servaient d’emballages provisoires, d’allume-feu ou de brosse efficace pour faire briller les godasses increvables, toujours ressemelées, le cuir étant de qualité à l’époque, les chaussettes évidemment reprisées et les déchets de savon agglomérés dans un vieux bas nylon. Entre autres.

Surtout ne jamais gaspiller, on ne sait jamais, on pourrait manquer.

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02/05/2017

Semaine S-24 : Sur mesure !

marylin.jpgBobonne en robe reste un événement rare et généralement applaudi mais de temps en temps elle succombe à la féminité socialement nécessaire et présentement doit se trouver une robe pour un mariage.
Ses proportions devenant de moins en moins standard et malgré les pubs subtilement ciblées de Facebook, elle ne trouve pas de vêtement assez original, confortable, élégant avec une couleur qui lui convient.
Bobonne décide donc de se faire faire une robe sur mesure !
Ce n’est pas de gaîté de cœur puisque, petite, ses mère et grand-mère s’obstinaient à l’habiller en fait-maison qui imposait des séances incompatibles avec sa patience déjà assez inexistante.

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31/01/2017

Semaine S-37 : Le vrai Bio des années d'or !

jardin.jpg Je ne suis strictement allergique à rien de comestible, je ne comprends même pas comment on peut être sensible à tant d’aliments. Je mange de la viande, digère le gluten, je peux boire du lait et j’adore le fromage. Un œuf par jour ne me donne pas de cholestérol, pas de souci à saler (raisonnablement) mes mets, je bois du vin et de la bière.
Je crois finalement que je suis née au bon moment.

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19/02/2016

Batibouw

Vu mes projets constructifs qui vont bon train, je ne pouvais manquer le calme des journées professionnelles pour faire quelques repérages en vue des aménagements intérieurs à venir. Si auparavant je galopais gaillardement tout une journée telle une princesse de palais en palais, mon rythme s’est drastiquement calmé.

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