Les Billets d'une Bobonne Bougonne

Saison 2 : Bobonne est dans le troisième âge.   Saison 1 : Réflexions d'une quinqua bientôt sexa en décompte hebdomadaire.

22/10/2018

Saison 2. 31 : Six, sex and sun

61.pngUn an jour pour jour que je suis entrée dans le club des S.
Des sots ?
Des sages ?
Des sexy ?
L’un n’empêchant pas l’autre, c’est dans le clan des Sexas, super évidemment, hélas plus volontiers appelés "seniors" par les médias, que je baigne aujourd’hui !
Et encore, senior, c’est quand ils veulent montrer un peu de déférence.
Sinon, on a droit aux "mamies de soixante ans" qui au choix, ont du mal avec l’ordinateur, la conduite automobile, l’utilisation d’une carte de banque...
Et puis quoi encore ?

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30/09/2018

Saison 2.30 : Antispécisme ...

insectes.jpgEn résumé bobonnesque*, l’antispécisme est une philosophie, concept, courant de pensée, qui prône que l’être humain est un animal comme les autres et qu’il est inconvenant de faire du mal à un congénère.
Je n’ai aucune agressivité envers la gent animale mais vraiment, ’faut pas qu’ils m’emmerdent non plus, et sur le coup, j’y inclus les bipèdes homo sapiens mais ça c’est une autre histoire, on connaît le franc-parler de Bobonne qui, selon les tristes présages de sa mère, mourrait seule...

Ce n’est effectivement pas exclu.

Pour le moment, elle apprécie encore le plaisir grégaire de la fréquentation d’humains, à condition que ses frères et sœurs à six pattes ne l’envoient pas ad patres prématurément !

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20/08/2018

Saison 2.29 : Yalla ou Yaka ?

deesses.jpgAllah, Dieu et Yahvé veulent être papas, on s’attend bien évidemment à un petit mâle tout à leur image, sauf qu’ Allah n’ose pas dire qu’il aimerait mieux une petite moukère vite pubère pour la marier à son grand-oncle et Jéhovah lui, veut une fille parce que ce sont elles qui transmettent la judéité.

Dieu hésite.

Certes, son humaine désignée pour porter la petite merveille, Marie, est courageuse, déjà qu’elle accepte pour la religion de vivre les 7 croix (on en parlera des siècles plus tard) pour faire plaisir à son Joseph chéri qui lui a avoué sur le tard qu’ils avaient un job super exigeant qui nécessiterait des sacrifices.
Quand Dieu a dû décider du sexe de son fils putatif, il a quand même réfléchi, le Joseph savait bricoler mais Marie pouvait tomber enceinte sans copuler.
Ni être violée.
Ce n’est pas rien.
C’est un plus, voire un miracle.

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07/08/2018

Saison 2.28 : À l'eau, quoi !

pieds.jpgÀ l’heure où la canicule te ferait passer le moindre ru pour une piscine olympique jusqu’à t’y rouler comme une baleine échouée, où tu rêves d’un voyage sur la banquise voire de passer le reste de l’été dans ta cave si tu en as une ; tu te rabats, selon tes disponibilités, à prendre une douche toutes les heures, lire un Zola entier dans ta baignoire remplie d’eau froide ou carrément te résigner à aller en piscine publique.
Noire de monde et tellement bruyante que le souvenir de tes enfants faisant leur première dent te semble une berceuse délicieuse.

En plus, il te faut un maillot.

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21/07/2018

Saison 2.26 : Ode aux Brigitte

cover_etvoustumaimes.jpg Dans la distribution de prénoms, Bobonne a été plutôt gâtée pour son époque.
Il était dans le vent comme la robe Vichy, la bouche gourmande et les seins d’une certaine Brigitte aux initiales BB.
Simplement, je n’ai jamais été la seule Brigitte dans ma classe tellement le prénom avait inspiré mère et père, pour des raisons différentes j’imagine, entre projection et envie.
Il eut fallu que je répétasse un peu trop mon cursus scolaire pour ne plus croiser une seule Brigitte tellement le feu de ce choix parental fut ardent mais éphémère *.

J’ai échappé aux Colette, Christiane, pire, Josiane ou Monique voire Martine**, joli mais galvaudé grâce à une BD célèbre fort jouissivement détournée de nos jours et fais donc partie des (ex)enfants qui ont l’avantage d’hériter d’un prénom de leur époque, ni ringard ni ridiculement original, courage aux Cerise, ou subitement devenus la quintessence de la vulgarité prolétarienne, les pauvres Brenda et Brendon, ne parlons même pas des Kevin qui vivent un enfer immérité.

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24/06/2018

Saison 2.25 : Le retour du pinceau

une-journee-a-la-mer.JPGComme annoncé dans ce billet , il y a quelques mois Bobonne a ressorti sa mallette, ses pinceaux encore souples, ses tubes de peinture presque figés par 10 ans d’attente et pris la direction de l’Atelier Perché * pour un come back pictural qu’elle espère esthétique !
Dans une sympathique ambiance résolument vintage quant à l’âge des participants, dans une bonne humeur parfois collégienne (surtout les pots d’anniversaire) et un amour de l’art partagé, elle a tenté de réaliser tout ce qui lui pose problème artistiquement parlant.



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04/06/2018

Saison 2.24 : Plaisir et déplaisir

terrasse.JPGCe soir à la brune*, idéale, pas de raison de suer ni d’éternuer, le vrai beau temps pour la mi-nordique que Bobonne est.
La Belgique est le centre de l’Europe, peut-être, comme son nombril, si ça se trouve !
Je suis seule sur ma nouvelle terrasse à l’abri des regards avec une vue magnifique sur la campagne et des murs dans les anfractuosités desquelles des dizaines d’oiseaux ont créé leur nid et s’activent avec une constance qui laisserait pantois le moindre adolescent aux pouces sur-entraînés mais aussi tous les parents qui s’imaginent faire de leur mieux pour alimenter leur progéniture.

Ici , ça déménage et sifflote gaiement.

Sans dépose de préavis pour travail pénible : dans la nature on bosse sans calcul.

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21/05/2018

Saison 2.23 : La mort des magasins

achat-ligne.jpgLes grandes librairies même de villes de bonne importance ferment, pourtant quand j’y habitais ou même quand partie sous des cieux plus agricoles, j’allais y refaire un tour pour revoir du monde, de l’ambiance, flâner, magasiner*, jamais je ne ratais un passage dans une librairie au moins, oui même la FNAC car il y a musique, photo et PC, tout ce qui m’intéresse.

Les magasins de fringues me laissent aussi froide qu’une vieille fille lassée d’essayer de séduire, les pâtisseries totalement indifférente à cette profusion d’écœurantes calories sucrées, par contre les boucheries dont les effluves me rappellent l’atelier de mon grand-père et les poissonneries l’odeur marine ravivant les moments délicieux passés à la mer, me stoppent d’office devant leur étal.
Quant aux boutiques de déco, de brocanteur et d’antiquaire, elles me provoquent un arrêt voire une visite potentielle totalement irrésistible comme toute papeterie, commerce de fournitures artistiques et évidemment librairie.

Quasi que je n’irais en ville que pour ça.

Et les verres en terrasse.

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08/05/2018

Saison 2.22 : Hé, toi, le connard !

mort-maurane.jpgIl y a 40 ans, en mars 78, tu venais à peine de priver la planète du King que le Cloclo des jeunes était envoyé ad patres par un stupide faux-contact, ça ne m’émut que peu mais on adorait rigoler sur ses chorégraphies, rhâ, aaah ! On chantait Alexandrie.dra le week-end de sa mort à la fête d’unité, ça a jeté comme un froid.

Probablement pour faire bonne mesure entre la variété populaire et celle de qualité, tu nous arrachas le grand Jacques en octobre. « Ne me quitte pas » à répétition lancinante m’avait énervée petite alors que les affres de l’amour m’étaient étrangères, mais là, j’étais à fond sur « L’homme de la Mancha »*, plus en adéquation avec mes désirs et interrogations personnelles.
La quête du Graal et de l’impossible amour, à 20 ans ça parle, je connais les chansons par coeur pouvant vocaliser de Sancho à Dulcinea en passant par Don Quichotte avec une maestria que moi seule dois apprécier !

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24/04/2018

Saison 2.21 : Retrouvailles...

rheto-lm-75.jpgUne bobonne ça va, une smala, bonjour les dégâts !

Ce week-end, j’étais l’heureuse hôtesse des rencontres régulières de mes condisciples de rhéto* qui ont donc toutes fait, l’année dernière, ce grand saut de la fin du troisième au début du quatrième âge - comptez comme vous voulez, c’est la réalité mathématique - que nous fêtions enfin collégialement.

Ce ne fut pas sans anecdotes !

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08/04/2018

Saison 2.20 : Ordre et méthode

meli-melo.jpeg"C’est voluptueux, de ranger ; mais c’est tuant." Françoise Giroud*

Cette satisfaction de passer du capharnaüm à un ordre militaire m’est bizarrement chevillée au corps.

Bien que je renâcle à m’y mettre, car effectivement, ça demande un investissement en temps proportionnel au laisser-aller que mon état naturel de procrastination dans le domaine induit ; une légère excitation m’envahit quand enfin le corps suit le cerveau et m’incite à passer à l’action.
En effet, la jouissance de vêtements rangés par genre, couleur ou même taille vu les fluctuations pondérales de leur propriétaire, la facilité de repérer livre, disque ou CD classé par ordre alphabétique, le soulagement de trouver la clé de 10 là où elle est supposée être, sont d’agréables sensations bien éphémères pour Bobonne puisque comme les coquelicots fraîchement cueillis, elles ne durent que l’espace d’un instant, celui qui suit immédiatement le rangement rapidement ruiné par des mains indélicates et totalement rétives à toute remise en place.

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27/03/2018

Saison 2.19 : Hello Bouffe !

soupe-hello-fresh.JPGQuand ton mari a une initiative, tu ne peux pas refuser, déjà, c’est rare.
En plus, vu ta menace de ne plus jamais cuisiner dès sa pension*, arguant que c’est chacun son tour (encore faut-il qu’il vive très vieux pour équivaloir mes 35 années d’abnégation aux fourneaux), il a réagi et accepté de suivre un cours de cuisine, il est temps de faire profil bas voire admiratif devant tant d’investissement !

D’autant qu’il s’avère élève béotien enthousiaste dans l’apprentissage de la cuisine gastronomique, goût initié très jeune, mais côté client, par son père au travers d’épopées familiales orgiaques dans toutes les étoiles de France mais modérément pratiquées à domicile. 0ui, je peux être fielleuse.

Bon mangeur et en plus de type « je peux manger ce que je veux, je ne grossis jamais », le salaud, depuis septembre, il s’amuse donc consciencieusement tous les mercredis à cuisiner en bonne compagnie et m’apprend, non sans ostentation et fierté, termes et procédures moi qui suis une one self woman question culinaire et fonctionne au radar, à l’intuition et au goût.

Chacun sa méthode.

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05/03/2018

Saison 2.18 : La drague

drague.jpgDéjà le mot est péjoratif puisque ça veut dire racler le fond !*

Mais c’est celui qu’on utilisait le plus dans ma belle jeunesse pour décrire ce délicieux moment où le pauvre timide devait prendre son courage à deux mains pour ne fut-ce qu’inviter à un slow, une fille pas trop convoitée sirotant son soda attendant elle, impatiemment, de pouvoir se remuer les gambettes et arrêter de faire tapisserie.

Car même les filles les plus effarouchées aiment danser en couple alors que les garçons, même les plus fanfarons, sont souvent rebutés par cette notion de rythme à partager conjointement.

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18/02/2018

Saison 2.17 : Liberté chérie

cadenas.jpgÀ quel âge ai-je compris qu’il fallait obéir ?

Très tôt probablement malgré cette époque transitoire où l’enfant devenait prince mais pas encore roi.

Des tas de consignes et d’interdits à assimiler et heureusement à transgresser ; on devait être polis, respectueux, discrets, "les enfants sont faits pour être vus mais non entendus" ironisait mon père citant fièrement le sien, officier, que je ne regrette pas trop de ne pas avoir connu au vu de sa mine sévère et de sa moustache hitlérienne, conservée alors qu’il avait pourtant combattu le dictateur pour nous libérer (comme quoi la mode a de ces limites) !

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07/02/2018

Saison 2.16 : Une enfance pas comme les autres

americain-cemetery.jpgUn après-midi de septembre 1958, le haut-parleur du cimetière militaire américain de Neuville-en-Condroz annonça ma naissance.
Le personnel et les jardiniers purent se réjouir de cet heureux événement qui agrandissait la famille de leur intendant.

Quant aux 5328 résidents permanents, ils ne manifestèrent pas leur enthousiasme mais il est possible qu’une brise joyeuse circula entre les croix de marbre blanc...

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05/02/2018

Saison 2.15 : Une journée ordinaire

versus-apple6.jpgJe me lève et je ne bouscule personne.
Je pars à tâtons à la recherche de mon G, c’est comme ça qu’on appelle un téléphone portable en Wallonie -ne vous méprenez pas- afin de voir si l’effet de mon somnifère (attention à l’addiction combien reposante pourtant) a pris fin à une heure raisonnable.

Malgré les ondes nocives et la potentialité d’une combustion spontanée dudit appareil, Bobonne a passé sa nuit, six heures de sommeil continu, c’est satisfaisant mais peut mieux faire (un mauvais sommeil étant gage d’une impressionnante liste d’effets secondaires si on en croit la médecine).

J’endosse le peignoir élimé qui connut son heure de gloire mais dans lequel je me sens si bien ! Sortir et nourrir chien et chat avec des croquettes pas recommandées par l’ensemble du corps vétérinaire et enfin prendre le petit déjeuner.

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28/01/2018

Saison 2.14 : Janvier...

ougree.jpgAujourd’hui, il fait gris... comme à peu près tous les jours de janvier, et aussi tous les jours de décembre.

Et pourtant, c’est à chaque fois différent.

Le ciel est plus ou moins chargé, il pleut plus ou moins fort, les arbres se balancent doucement sous la brise ou résistent à la tempête. Le soleil fait quelques apparitions (si, si ! observez bien !) et, comme les arbres verdissent déjà légèrement (il n’a – presque – pas gelé) ils forment un joli contraste de couleurs avec le gris presque uniforme du ciel.

L’autre jour, dans la cour du théâtre, j’ai entendu chanter un merle. C’est mon petit rendez-vous de début d’année, il est toujours le premier à chanter, et me rappelle qu’un jour, le printemps viendra.

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22/01/2018

Saison 2.13 : Helpdesk 

helpdesk.pngJe ne suis pas, du tout, patiente, on pourrait même dire que c’est mon monumental défaut qui évidemment s’aggrave avec l’âge. La lenteur et l’incompétence sont des tares qui me font passer le cœur en tachycardie et le sang de 37 à 45 degrés dans la seconde, ce qui n’est bon pour aucun cerveau.
Le Service Après Vente est donc une torture particulièrement asiatique en ce qui me concerne.

Tout a dû être dit sur cette a priori facilitation de la vie, néanmoins, ça me fait du bien d’y revenir.

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14/01/2018

Saison 2.12 : Roi et reine d’un moment

++++Je me laisse aller à la poésie de cette belle fête de l’Épiphanie, que j’aime bien.
Quatre, cinq heures, entre chien et loup, rougeurs, ombres et lumière par dessus les arbres.
Ces rois mages complètement dingues, qui traversent le désert et s’amènent tout con, avec leur or, leur encens et la myrrhe devant le petit Jésus !
Quelle histoire !
Et puis, les jours rallongent, n’est-ce pas, la lumière revient, la galette est dorée et, paraît-il, représente un soleil.

Tout ça me plaît et me transporte.

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